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Voiture autonome, où en est-on ? quand se démocratisera-t-elle ?


#VOITURE AUTONOME

Voiture autonome, où en est-on ? quand se démocratisera-t-elle ?





LA VOITURE AUTONOME : DES PREMIERS TESTS AU GRAAL DU NIVEAU 5


C’est indéniable : la voiture autonome est un rêve technologique et économique qui a attiré de nombreux constructeurs automobiles et start-up du monde entier. Tous ont un même objectif en tête : remplacer la conduite d’un être humain par un logiciel.


En réalité, la voiture autonome se présente sous différentes formes. Elle connaît plusieurs degrés d’autonomie :


• Niveau 1 de la voiture autonome : régulateur de vitesse adaptatif et assistance au maintien sur la voie. Ces options sont déjà présentes dans les derniers véhicules en vente et sont fortement appréciées par les conducteurs.


• Niveau 2 de la voiture autonome : un système de dépassement automatisé et d’aide au stationnement vient s’ajouter au niveau 1. De même, nous retrouvons déjà ces options sur les véhicules d'aujourd'hui.


Quid du niveau 3, 4 et 5 ? 


• Niveau 3 de la voiture autonome : il permet de rouler de manière autonome sur autoroute, sans besoin d’une intervention humaine. C’est à partir de ce niveau que nous pouvons réellement parler de voiture autonome avec une conduite dite “limitée”. Techniquement, des constructeurs comme Tesla ont déjà atteint ce niveau technologique. La législation, elle, demande plus de temps et empêche, pour le moment, la commercialisation.


• Niveau 4 de la voiture autonome : la voiture est quasiment autonome, uniquement sur la conduite.


• Niveau 5 de la voiture autonome, le graal des entreprises comme Google, Uber ou encore General Motors et Ford. La voiture deviendra alors totalement autonome. Les volants n’existeront plus. 


Même si il reste des étapes pour atteindre la voiture autonome de niveau 5, les avancées technologiques de ces dernières années sont impressionnantes. Les tests se multiplient comme la voiture VTC de Google à Phoenix (USA). A l’heure actuelle, grâce à ces tests, la société américaine Google reste la plus avancée. 


En France et en Europe, les tests de voitures autonomes de niveau 3 et 4 sont autorisés au cas par cas. D’après le discours d’Emmanuel Macron au salon mondial de l’automobile en 2019, les tests pourront être généralisés en 2022. 


LA RUÉE TECHNOLOGIQUE DE LA VOITURE AUTONOME, PLUS RAPIDE QUE LA LÉGISLATION


Les capteurs (caméras, radars, lidars, ultrasons) y sont pour beaucoup. En quelques années, ce sont ces capteurs qui sont devenus plus techniques, performants, fiables et abordables. 


ll en est de même des ordinateurs de bord qui commandent la voiture en toute autonomie. Il y a 15 ans, les premiers ordinateurs de bord réalisaient 1,8 trillion d’opérations en une seconde. Aujourd’hui, on en compte 30 trillions d’opérations via une puce. La technologie est de plus en plus intelligente, rapide, compacte et accessible. 


Seulement, la robotique et l’intelligence artificielle appliquées au monde du transport soulèvent de véritables questions législatives, juridiques et éthiques. De la certification des algorithmes de machine learning (indispensable pour homologuer des véhicules) à la responsabilité juridique, les questions sont multiples et complexes. Il est certain que nos modes de vie et nos procédures en seront bouleversés. Par conséquent, la technologie avance bien plus vite que les autorités


VOITURE AUTONOME : LES 5 SOCIÉTÉS À SUIVRE


Suite à cette législation et à la crise sanitaire de la COVID-19, plusieurs sociétés ont décidé de créer des partenariats pour optimiser davantage leur budget R&D. Au final, Waymo (Alphabet, maison mère de Google), Baidu, Mobileye (Intel), Cruise (General Motors), Argo AI (Ford et Volkswagen) et Tesla sont les entreprises internationales à suivre le sujet des voitures autonomes. 


Avant que la voiture autonome rejoignent les 280 millions de véhicules déjà existants, il est fort probable que la voiture autonome soit utilisée dans des situations plus maîtrisables comme les parkings de voitures de luxe, des transports de marchandises ou des navettes publiques avec un même chemin répétitif. Pour sa commercialisation, certaines sociétés évoque 2025. L’enjeu le plus fort reste la législation à faire évoluer dans les différents pays, dont la France. Affaire à suivre !